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Dans un courrier adressé à Jean-Luc Bohl, Président de la CA2M, Emmanuel Lebeau, Conseiller municipal de Metz, s’est joint à Yvon Quinio, Conseiller municipal de Scy-Chazelles, pour dénoncer le nombre de vice-présidents élus à la Communauté d’Agglomération de Metz Métropole.


Si pour le moins le propos tenu dans ce courrier manque totalement de nuance, il reflète également un manque de connaissance de la vie publique.

Les 48 vice-présidents de la Ca2m sont presque tous maires. Pour la plupart, maires de petites communes. A ce titre, ces derniers ne bénéficient que d’une maigre indemnité pour un travail sacerdotal.

L’argument selon lequel les communautés ne sont pas là pour combler un manque de reconnaissance financière est tout à fait recevable. Néanmoins, il n’est pas criminel d’assurer aux « parents pauvres » de la vie publique les moyens de consacrer plus de temps à la gestion de leur commune et des dossiers communautaires.

En ce qui concerne les « grands élus » siégeant à la CA2M, ils sont pour la plupart écrêtés, c'est-à-dire que leur indemnité totale ne peut dépasser 1,5 fois le montant de l’indemnité d’un parlementaire. La souplesse sur le nombre de vice-présidents profite donc majoritairement à des élus qui en ont besoin.

Le fait de qualifier ces élus d’armée mexicaine est fortement déplacé et insultant.

L’activisme dont fait preuve Emmanuel Lebeau ne devrait pas lui faire oublier que les combinaisons politiciennes messines qui lui ont permis d’accéder au mandat de conseiller municipal ne l'autorisent pas aujourd’hui à juger des élus présents par la volonté d’une population d’une ville toute entière.  

Lun 4 mai 2009 1 commentaire
Tandis que M; lebeau gesticule laissez les maires travailler. C'est le jeu politique, il essaie de se faire voir
dominOOO - le 04/05/2009 à 14h29