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Loin des grands
idéaux que portaient les Pères fondateurs de l’Europe, le Parti Socialiste français par l’intermédiaire de sa très discrète 1ère secrétaire vient d’annoncer sa stratégie de campagne.
Un vote sanction contre la politique menée par Nicolas Sarkozy.
A l’heure ou une grande partie de nos concitoyens ne savent même pas qu’une élection se déroule en juin, le parti à la rose devrait certainement s’arrêter sur les thèmes qui nous concernent tous.
En effet, l’Europe tient aujourd’hui une place primordiale dans notre vie quotidienne. Par la législation communautaire et par les actions menées conjointement par les états.
Comme lors du référendum de 2005, les français ne se prononceront probablement pas sur le véritable enjeu de ce scrutin.
Il est vrai que la « méthode Sarkozy » peut déplaire, le style peut agacer. Mais on ne peut pas dire que le Chef de l’Etat n’a pas été lors de la présidence française de l’UE un acteur
particulièrement efficace et écouté sur des dossiers importants. La guerre en Tchétchénie, le taux de TVA de 5,5% pour la restauration, la construction européenne…
Comme sur beaucoup de sujets, le Parti Socialiste et le Modem de François Bayrou s’arrêteront plus facilement sur la méthode que sur le fond. C'est ce que l'on peut appeler la politique du coup
d'éclat permanent !
Et les propositions claires et nettes du Manifesto, le programme des partis socaux-démocrates des 27 pays de l'UE ? Et les propositions sur les 100 premiers jours de l'alternance au Parlement ?
Pour l'instant, ceux qui ont fait perdre (beaucoup) à l'Europe ce sont les députés et les commissaires européens du PPE par une totale dérégulation, un marché ouvert à tous les vents qui nous plonge bien profond dans une crise dont les USA voient déjà le bout...