Partager l'article ! Sénatoriales en Moselle : l'UMP voit double: Une fois de plus la Moselle se distingue des autres départements. Elle n'est pas seule cette fois ...
Une fois de plus la Moselle se distingue des autres départements. Elle n'est pas seule cette fois puisque le Val d'Oise lui emboîte le pas en ayant lui aussi non pas une liste investie par le parti présidentiel mais deux ! L'ancien président du conseil général Philippe Leroy est le sortant réinvesti mais il devra partager le précieux sésame avec François Grosdidier, le président de la fédération des maires.
Un brin d'histoire politique locale ne peut qu'aider à comprendre la situation toujours complexe de la droite mosellane. En 2001, les dernières élections sénatoriales marquées par une division rarement atteinte à droite s'étaient soldées par une victoire du PS qui a obtenu trois sièges alors qu'il ne s'y attendait pas. M. Leroy, alors président de l'assemblée départementale, investi par le RPR et soutenu par une partie importante des centristes, dont Jean-Marie Rausch, n'avait réussi à tirer qu'un siège à l'issue d'une campagne assez poussive. Et après une autre campagne, dont il a le secret, Jean-Louis Masson avait tiré son épingle du jeu en remportant le dernier siège.
Changement de décor en 2011 puisque l'UMP crée la surprise et modifie sa jurisprudence habituelle. Son investiture n'est pas réservée au seul sortant mais à deux candidats aux profils très différents. Quelles raisons ont bien pu motiver cette décision de la commission d'investiture malgré le soutien de la plupart des députés UMP à Philippe Leroy ? De l'avis de (presque) tous, la crainte d'un mauvais score du sortant et celle de perdre la majorité au Sénat ont été décisives. Alors qu'une candidature Grosdidier est jugée suffisamment crédible pour envisager l'obtention d'un autre siège pour l'UMP. Des indiscrétions convergentes font aussi état d'un soutien de M. Sarkozy (en personne !) à M. Grosdidier. De quoi modifier les habitudes de l'UMP mosellane dont le président Alain Marty ne se cache pas d'être le premier des soutiens de Philippe Leroy...
Alors entre une candidature bon teint du sortant Leroy qui n'a plus d'autre projet politique que d'être réélu une dernière fois et une candidature Grosdidier qui semble prendre auprès des élus, les électeurs de droite auront donc le choix. Reste maintenant à savoir si cette décision permettra une addition plutôt qu'une paralysie mutuelle. La campagne ne fait que commencer.
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