L’UMP
Lorraine a choisi sa tête de liste pour les élections régionales en la personne de Laurent Hénart, meurthe-et-mosellan et radical valoisien.
Le mystère reste entier pour la tête de liste mosellane. Mystère pour le grand public mais aussi sans doute pour le député nancéien lui-même.
Il est vrai que le premier département lorrain est une vraie usine à gaz politique. De part les divisions incessantes de la droite locale, accentuées par le redécoupage électoral, et du fait qu’il est la circonscription d’élection du futur candidat socialiste, le sénateur Jean-Pierre Masseret. Une vraie tourbière en somme !
Il y a donc un choix à faire. Mais qui ? Une locomotive, une personne de la société civile ou un élu qui monte ?
Pour les profanes, il est important de préciser ce qu’est une locomotive. C’est un élu « d’envergure » qui tire la liste. Sa présence a pour but de rassurer les électeurs.
Cette conception de la politique, plutôt passéiste est toujours d’actualité. Surtout en Moselle où la droite n’a su se régénérer et où la consanguinité confine au suicide politique !
Après avoir pensé au maire de Yutz, à la jeune élue Anne Grommerch, on entend ici et là (on ne vous dira pas où !) que Denis Jacquat souhaite conduire la liste pour la Moselle.
Le député de Metz II fut récemment forcé de se retirer de la course à la présidence de l’UMP 57 par peur de se faire battre par le jeune élu de Maizières-lès-Metz, Julien Freyburger. Ce fut alors un homme plus consensuel qui fut élu : le député-maire de Sarrebourg, Alain Marty.
N’était-ce pas Nicolas Sarkozy qui disait : « on ne peut pas réunir les français si on est pas capable de réunir sa famille ». Et en Moselle alors…
Pour cette raison, et surtout pour son image jaunie par le temps et bien écornée, la candidature de Denis Jacquat ne passionne pas les foules ni ses collègues parlementaires d’ailleurs.
Cet élu, copartageant la responsabilité de la défaite à Metz, serait-il prêt à abandonner son mandat de conseiller municipal ? Affaire à suivre…
Si des figures consensuelles, à l’instar d’Alain Marty, pourraient y prétendre, cela serait au détriment d’une donnée
importante.
En effet, ces « grands élus » sont tous en cumul de mandats. La plupart des parlementaires sont maires de communes importantes : Sarrebourg, Sarreguemines, Saint-Avold,
Freyming-Merlebach, Woippy.
Nous savons bien que ces derniers n’abandonneront jamais un de leurs mandats pour un poste de conseiller régional et même pour un poste de vice-président du Conseil Régional.
Ce serait donc être élu pour démissionner le lendemain. Cela ne plait guère aux électeurs mais ravirait sans doute un candidat socialiste en manque cruel de bilan.
Pour la droite en Moselle, comme sur la route, le plus dangereux est de s’endormir au volant…
Pour éviter tout questionnement idéologique, nous vous informons que ce site
est objectivement subjectif et qu'il ne cherche en aucune manière à établir vérités absolues ou démonstrations scientifiques. C'est un lieu d'échanges, de débat pour tous ceux qui aiment la
matière politique. Ce site sera donc comme cette dernière. Parfois noble, parfois cruel...
Les commentaires seront modérés a posteriori pour laisser place à de véritables échanges.
Votre avis