Partager l'article ! Douce France, cher village de mon enfance...: Aujourd’hui les communautés prennent une place grandissante dans la vie de nos concitoyens. En e ...
Aujourd’hui les communautés prennent une place grandissante dans la vie de nos concitoyens. En effet, les compétences municipales déléguées aux communautés sont de plus en plus
nombreuses et touchent la vie quotidienne des habitants (déchets, traitement des eaux, transport, taxe professionnelle unifiée).
Malgré ce constat, peu de nos concitoyens connaissent les compétences des communautés, les élus de leur ville qui y siègent et même le nom du président de l’agglomération.
Il n’existe en fait aucune idée d’appartenance à une communauté. Ce n’est pas le cas pour la commune. En effet, les habitants d’une ville se reconnaissent une histoire commune, un destin commun. Les raisons de cette idée d’appartenance sont multiples (histoire, naissance, mariage, clubs sportifs…).
En ce domaine la passion prime sur la raison. Et une suppression de la commune serait très mal accueillie par les Français.
Il apparait aujourd’hui que l’échelon de la communauté est celui qui traduit le mieux la cohérence du développement d’un territoire et de son bassin de vie.
La question à se poser est alors de savoir pourquoi les citoyens ne se sont pas approprié cette structure.
Une réponse se dégage : la communauté est invisible.
Invisible parce que son élection se fait hors du regard des citoyens.
Invisible parce que comme en matière européenne lorsque de bonnes choses sont faites c’est la commune, de mauvaises c’est la communauté.
Invisible parce que la communauté n’est pas une collectivité territoriale donnant un mandat à ceux qui y siègent. En effet, la communauté n’entre pas dans la règle du cumul des mandats. La présidence d’une communauté d’agglomération ouvre droit à rémunération et responsabilités. Le mandat communautaire devrait donc être considéré comme un mandat à part entière.
La seule réponse à ces défis est que les communautés deviennent de vraies collectivités territoriales avec une assemblée élue au suffrage universel direct.
Le problème soulevé par les détracteurs de cette méthode est de savoir comment concilier l'exécutif municipal de la ville centre d’une certaine couleur politique et un exécutif communautaire de l’autre. Ceci est un faux argument pour au moins deux raisons. D'une part, de nombreuses communautés sont aujourd’hui administrées par des élus d’une couleur politique différente du maire de la ville centre (Metz, Strasbourg, Marseille…). De l'autre, dans le système actuel, un grand nombre de partenaires, souvent de tendances différentes, ont à gérer des compétences croisées (Etat/Département/Région par exemple).
La proposition de transformer les exécutifs communautaires en collectivités territoriales donnant un vrai mandat à ses membres permettrait donc une appropriation de leur communauté par les citoyens, un certain souffle démocratique. Les femmes et les hommes voulant s’engager dans la vie de la Cité ne manquent pas.
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